Neige à Clermont-Ferrand : Vigilance Orange et pas de transport
En raison des chutes de neige de la nuit, T2C n’assure aucun trafic ce matin. Allier et Puy-de-Dôme sont en vigilance orange météo.
Mise à jour 14h00 : les transports en commun reprennent peu à peu
Météo France a placé le Puy-de-Dôme et l’Allier en vigilance orange. Ce nouvel épisode hivernal nécessite une vigilance particulière dans la mesure où ce type de phénomène est très perturbant pour de nombreuses activités économiques.
Selon Météo France, après les chutes de neige de la nuit, on observe jusqu’à 15 centimètre de neige en pleine et 25 cm à partir de 800m. Un affaiblissement en matinée est prévu mais les chutes de neige se renforcent un peu à partir de la deuxième partie d’après-midi.
D’ici vendredi matin, on attend 5 à 10 cm de neige supplémentaire, 10 à 20 cm sur les versants nord.
Ces chutes de neige sont accompagnées d’un temps glacial, le vent de nord soutenu renforce l’impression de froid et participe à la formation de congères.
Première conséquence pour les clermontois, les déplacements sont fortement perturbés. A 6h00 ce matin, T2C a indiqué qu’elle n’assurerait pas les services bus et tramway.
Carte de circulation du Conseil général du Puy-de-Dôme
Neige à Clermont
Mise à jour à 14h00
La circulation du tramway reprend petit à petit, il roule maintenant entre Champratel et le Campus des Cézeaux. Du côté des bus, la ligne B circule normalement mais les autres lignes ne circulent pas ou n’assurent pas leur tracé habituel. Voir le détail sur le site T2C
Nous vous conseillons aussi de ne pas partir trop tard car Météo France annonce d’autres chutes de neige.
Auteur : Laetitia Paris, Media Marketing & Publications.
Si vous appréciez ce qui est au-dessus, s’il vous plaît envisagez de lire d’autres articles avec la délivrance de mon RSS par Email.
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Ha l’Auvergne ! Son air pur ! Ses montagnes volcaniques ! Sa tranquilité ! Sa rusticité et son authenticité ! Ses forêts ! Ses prés ! Ses Vaches et… ses Fromages !!!
L’Auvergne possède 5 fromages AOC, ce qui fait d’elle la première région française productrice de fromages d’Appellation d’Origine Contrôlée. Sa production représente le quart de la production nationale de fromages AOC avec 50 000 tonnes annuelles. BRAVO !
Depuis le 1er mai 2009, nous ne pouvons plus parler d’AOC. En effet, le logo européen AOP (Appellation d’Origine Protégée) ou la mention écrite est désormais obligatoire sur les emballages des produits bénéficiant du label AOC français qui ont rejoint les AOP européens.
L’Appellation d’Origine permet non seulement de préserver un patrimoine culturel et gastronomique mais c’est également une garantie d’authenticité pour le consommateur. C’est l’assurance de manger un produit fabriqué grâce à un savoir-faire ancestral… transmis de génération en génération.
Logos AOC - AOP
Pour être reconnu Appellation d’Origine Protégée, un produit laitier doit :
* Provenir d’une aire de production délimitée
* Répondre à des conditions de production très précises
* Posséder une notoriété dûment établie
* Faire l’objet d’une procédure d’agrément de reconnaissance en AOC par
* l’Institut National des Appellations d’Origine (INAO) et puis en AOP par l’Union Européenne.
Et ben voilà ! L’Auvergne passe à l’Europe avec le passage de l’AOC à l’AOP de ses 5 fromages :
1. le Bleu d’Auvergne : AOC depuis 1975
2. le Cantal : AOC depuis 1956
3. la Fourme d’Ambert : AOC depuis 1972
4. le Salers : AOC depuis 1961
5. le St Nectaire : AOC depuis 1955
Je prépare un petit article pour chacun de nos succulents fromages utilisés dans de nombreuses recettes traditionnelles. D’ailleurs, un jour j’ai remplacé le fromage à raclette par un assortiment de fromages auvergnats : bleu, salers et st-nectaire… et je n’ai jamais plus acheté de fromage à raclette. Testez vous mêmes et dites moi le résultat ;-)
Besse-en-Chandesse… Cité médiévale et Renaissance en plein coeur des Volcans d’Auvergne ! Suite et fin.
Nous avons quitté la Rue Notre Dame et nous voici à présent devant le Manoir Ste Marie des Remparts…situé sur les anciens remparts de la ville !
Manoir Ste Marie des Remparts
Cette maison est récente et reconstituée avec des éléments architecturaux pour la plupart d’époque Renaissance. Certains éléments proviennent de l’ancien clocher, d’autres des vestiges de remparts.
Un certain M. Barthélémy aurait récupéré à la décharge de très belles pierres sculptées. Il aurait pris balcons, fontaine et fenêtres sur des maisons en ruine pour construire cette ensemble plutôt réussi !!
Dirigeons nous maintenant vers l’église.
Ah, l’église St-André de Besse… Romane et gothique !
Eglise St André
L’arc roman (arrondi) est visible sur le clocher. L’arc gothique (en ogive) est visible sur la partie inférieure au-dessus des vitraux. Cette église a été reconstruite en partie, mais son intérieur conserve la sobriété caractéristique de l’art roman.
Cette bâtisse est une fière représentante de nos églises de montagne… Y’a juste ce qu’il faut… ni plus ni moins ! Les montagnards ne s’embarrassent pas de choses inutiles… les décorations ne sont que futilités !
Comme toutes les maisons du village, l’église est construite en basalte, ce qui rend son intérieur sombre et austère. Je lui préfère l’église de St-Nectaire, qui est construite avec une roche très claire… Je vous en parle plus tard de celle-là !
La visite touche à sa fin…
Remparts de Besse-en-Chandesse
Nous voici à présent sur le chemin de ronde, à l’extérieur des remparts que l’on devine d’ailleurs sous le balcon de la maison centrale.
Il ne reste que des ruines des remparts… les périodes de guerre étant terminées… plus la peine de se protéger ! Par contre, toutes les pierres ont été utilisées pour reconstruire d’autres maisons à l’extérieur du vieux village.
Voilà… nous repartons de Besse par un autre endroit.
Beffroi de Besse-en-Chandesse
Nous laissons le Beffroi sur la droite. Au fait avez-vous remarqué la tête de Loup à son sommet ? Les bessards ont une belle histoire qui en explique la raison… Je vous l’ai raconté, Besse-en-Chandesse sauvée par des Loups !
Besse-en-Chandesse… Cité médiévale et Renaissance en plein coeur des Volcans d’Auvergne ! La suite…
Voilà ! Nous sommes entrés dans le village et nous nous trouvons devant la fontaine de la Place de la Gayme.
Place de la Gayme
Le mot “gayme” viendrait de “gué”… au sens de “faire le gué”, guetter… cette place est juste à côté du beffroi ! Comme les nombreuses places de Besse, celle-ci possède une belle fontaine… je crois qu’il y en a 8 en tout.
On aperçoit très bien à l’arrière-plan la couleur noire des maisons ainsi qu’une ancienne échoppe… témoin du passé médiéval du village.
Avançons encore un peu plus…
Nous voici à présent dans la Rue des Boucheries… comme son nom l’indique, les bouchers se tenaient là. Cette rue serait la plus froide du village… raison du choix des commerçants. Sur la droite, on distingue très clairement une échoppe avec une petite encoche sur le rebord qui permettait aux gens de s’approcher des marchandises.
Rue des Boucheries
Sur le petit panneau bleu, on lit « Maison dite de la Reine Margot ». C’est une longue histoire ! En résumé, Marguerite de Valois née en 1559 de Catherine de Médicis et de Henri II, femme de Henri IV roi de Navarre et futur roi de France, aurait demandé à son époux de venir faire ses Pâques en France…. mais ne voulu pas repartir en Navarre. Agacé son mari a entrepris une « chasse » afin de la retrouver… elle se serait cachée dans cette maison lors de sa fuite. D’ailleurs, en Auvergne, nous trouvons le Chemin de la Reine Margot.
A l’angle de la Rue des Boucheries et de la Rue Notre Dame… L’église St-André de Besse abrite une Vierge en majesté nomade ! En effet, Notre Dame de Vassivière passe l’hiver dans l’église et monte en été… dans une petite chapelle… pour protéger les vaches. Le chemin emprunté pour la procession passe juste là, et donne lieu à une grande fête que l’on appelle la montade…. Mais la plus grosse fête est la dévallade : quand la vierge redescend de la montagne, quand les vaches redescendent également, quand la production de fromages va être vendue !! Je vous ai d’ailleurs déjà conté une histoire à ce propos…
Rue Notre Dame
Bien… demain, suite et fin de cette visite de Besse-en-Chandesse.
Besse-en-Chandesse… Cité médiévale et Renaissance en plein coeur des Volcans d’Auvergne !
Ce petit village de montagne se nomme Besse-en-Chandesse, 1025m d’altitude.
Besse vient d’un mot patois “bessaou” qui signifie “Bouleau”. Ce village est construit sur une ancienne coulée de lave, les Bouleaux sont des arbres colonisateurs et ce sont sûrement les seuls arbres qu’il y avait quand les hommes se sont installés là.
Je n’ai pas trouvé de date précise quant à la création de ce village… il semble difficile de le dater de manière précise… probablement au XIème siècle!
Les habitants s’appellent “les bessards”… ils ont utilisé la roche locale pour construire leurs maisons. Ils ont puisé le Basalte directement dans la coulée de lave sur laquelle le village est construit. Du coup, sous chacune des maisons les anciennes carrières sont devenues des caves à fromage. Le saint-nectaire aurait été inventé à Besse.
Besse-en-Chandesse
Cité médiévale et Renaissance, Besse était protégée par des remparts. Au Moyen-Age, seuls les villages riches avaient cette protection… et Besse en faisait partie. Lieu d’échange entre les productions de plaine et les productions de montagne, les nombreuses places témoignent des foires et marchés qui ont fait la richesse de ce village. Caractéristiques des villages du Moyen-Age, sa forme est circulaire et les rues y sont étroites et portent le nom des commerçants ou corps de métiers qui y habitaient. Il y a ainsi la rue des Boucheries, la rue Mercière, la rue des Archers, la rue des Ecoles… Mais approchons-nous un peu. Entrons par la…
Beffroi de Besse-en-Chandesse
… porte d’entrée ! Pour entrer dans le village cerné de remparts, il y avait 3 beffrois… 3 portes… Aujourd’hui, une seule a survécu … celle que l’on aperçoit au bout de la rue, elle s’appelle “La Porte de la Montagne”, tout simplement parce-qu’elle est tournée vers la montagne. Dans le langage de tous les jours, on dit simplement le Beffroi. Les éventuels pilleurs de village s’attaquaient avant tout aux beffrois pour pénétrer dans les villages. Ils étaient donc construits pour être le premier système de défense. Tout d’abord au sommet, il y a une cloche avec quelqu’un qui fait le guet et sonne l’alarme en cas de danger. Il y a une première grosse porte avec des meurtrières de chaque côté et des mâchicoulis juste au-dessus. En supposant que des assaillants cassent la porte avec un bélier, ils se retrouvaient dans un espace clos avec des archers au-dessus de la tête… et face à une grosse porte qu’ils ne pouvaient détruire avec le bélier par manque de recul…
Beffroi de Besse-en-Chandesse
Imaginez une grosse porte en bois avec des peaux de sangliers imbibées d’eau… impossible d’y mettre le feu! La seule solution était de casser la porte à coups de haches. Mais ce n’était pas encore gagné… il restait la herse à franchir !
Hé Hé… ils étaient futés n’est-ce pas ?
Au passage, juste au-dessus de la porte il y a un blason sculpté mais effacé lors de la Révolution française en 1789. Presque toutes les maisons de Besse ont un blason effacé au-dessus de leur porte d’entrée… il n’en reste qu’un car il était bien caché ;-)
Demain, on entre dans le village par la Place de la Gayme…
L’économe, ou éplucheur à patates nous arrive directement d’Auvergne… Fouchtra oui, les pommes de terre on connaît ça chez nous :)
“Semez des Pommes de Terre pour les Enfants, pour la France”
J’ai trouvé cette affiche sur la porte d’une vieille maison dans un petit village près du Lac Chambon… après quelques recherches, il s’agirait d’un message transmis par le Ministère de l’Agiculture aux français pendant la première Guerre Mondiale.
Patates
Quelques infos sur la pomme de terre tirées de Wikipédia :
“La pomme de terre ou patate est un tubercule produit par l’espèce Solanum tuberosum, appartenant à la famille des Solanacées. Il s’agit d’un des légumes les plus consommés dans les Amériques et en Europe. Outre ses vertus alimentaires, la pomme de terre est largement utilisée dans l’industrie, sa fécule ayant de multiples destinations.
Seuls les habitants des Andes péruviennes connaissaient la pomme de terre. Ils la cultivaient près de 1000 ans avant J.-C. [...]
En deux siècles, la pomme de terre va conquérir l’Europe : d’abord l’Espagne puis l’Italie, l’Irlande, l’Allemagne puis la France où elle estintroduite vers 1540. C’est surtout Antoine Parmentier, de retour d’un séjour en captivité en Prusse, qui fait la promotion de la pomme de terre comme aliment humain et réussit à développer son usage dans toutes les couches de la société française. [...]“
L’auvergnat ne fait pas exception dans sa consommation de pommes de terre… quelques un de nos plats régionaux comme la Truffade, la Potée… sont à base de pommes de terre. Surveillez Zoom Terre pour de futures recettes de cuisine ;-)
Par contre, en bon auvergnat qui se respecte… j’entends par là que chez nous on dit “Un chou est un chou”, signifiant que l’auvergnat est un économe. OUI… un économe, pas un radin comme on le dit très souvent :)… qui d’autre qu’un auvergnat aurait pu inventer un outil permettant d’éplucher les pommes de terre en conservant la plus grande quantité de la partie comestible ??
Econome
OUI !! Cet outil si bien nommé “économe” a été inventé à Thiers, la ville de la coutellerie, par un dénommé Victor Pouzet en 1929.
L’ECONOME® est le seul et véritable « épluche patates », car il a été déposé en 1929.
Un peu d’histoire : la Coutellerie Thérias et L’Econome à Thiers (Puy-de-Dôme).
Les origines de l’ entreprise remontent à 1819, date du dépôt de la marque “Parapluie” par les ancêtres Thérias. Les premières productions sont des couteaux fermants destinés aux régions situées au nord du bassin parisien et, à partir des années 1900, des couteaux de cuisine. La coutellerie connaît ensuite trois importantes phases de développement et de diversification des productions. En 1970, elle fusionne avec l’ Econome, fabricant d’ outils de préparation culinaire et créateur de l’ éplucheur à légumes du même nom.
Bien sûr, cet ustensile de cuisine se décline aujourd’hui sous de nombreuses formes des plus classiques aux plus funs en passant par les “électriques”…
Voici quelques images glânées sur le web :
Eplucheurs Patates
Je ne pouvais clore ce chapitre sans mentionner l’éplucheur de patates révolutionnaire… le WILLI WALLER 2008 :
L’histoire de l’Auvergne est riche de rebondissements, de bonheurs et de malheurs, de personnages célèbres… Je vous propose ici une rapide chronologie inspirée de celle établie par J. Anglade.
La Préhistoire
En remontant aux époques géologiques les plus anciennes, ce qui est aujourd’hui la France était une mer. Le plissement hercynien est à l’origine de la création du Massif Central en formant une île de 4000 mètres d’altitude dans cette mer… une île rabotée par l’érosion qui donne ce relief arrondi à nos montagnes actuelles.
Succédant au plissement hercynien, le plissement alpin va apporter à l’Auvergne ses premiers volcans et nos paysages vont commencer à se sculpter. Les premiers hommes apparaissent et assistent , non sans une certaine angoisse comme en témoigneront par la suite les noms donnés à certains lieux, à une reprise de l’activité volcanique… endormie pendant quelques années.
Le croquis ci-dessous synthétise l’évolution du Massif Central :
Les premiers habitants connus de l’Auvergne sont les Ibères qui seront chassés par les Ligures qui vivent dans des huttes en bois ou en pierres sèches… on retrouve d’ailleurs de nombreux vestiges de leurs villages.
Les Celtes ou Gaulois repoussent les Ligures et investissent les lieux. Bien que ces peuplades se partageant le territoire aient chacune leur nom, coutumes, tempérament et intérêt, elles parlent toutes la même langue et sont animées par la même coquetterie.
Vercingétorix
Vercingétorix
Les Arvernes, une des 100 peuplades gauloises, s’installent au pied d’une montagne qu’ils nomment “Dumias” (montagne dominante). Du sommet, regardant l’horizon, ils furent alors convaincus qu’ils se trouvaient au centre de la Gaule et le peuple Arverne en devient très rapidement le maître.
En 52, une révolte éclata contre les Romains et Vercingétorix fut choisi pour guider les armées arvernes. Sa victoire à Gergovia (Gergovie à l’heure actuelle) est restée célèbre. Il sera vaincu à Alésia et emmené à Rome où il mourra en prison.
Les Invasions Barbares
César ayant conquis l’Auvergne, c’est le calme plat pendant 2 siècles. Rome traitait les Arvernes comme un peuple libre. Leurs terres ne furent pas confisquées et ils conservèrent leurs coutumes. Avec le temps, ils adoptèrent les lois, la monnaie, la langue et la religion de Rome. Ils construisirent au sommet du Mont Dumias, un Temple et une immense statue dédiés au dieu Mercure.
Au IIIème siècle, les Barbares envahissent l’Empire. Au Vème siècle, les Wisigoths envahissent l’Auvergne et attaquent sa ville principale : Arvernas, défendue par son Evêque Sidoine Apollinaire.
Trois siècle plus tard, Gaifier refuse de reconnaître pour Roi de la Gaule Pépin le Bref qui s’emparera du “Château de la ville des Arvernes” qui portera désormais le nom de Clarmontus.
La Croisade
La première, qui engendra toutes les autres, est lancée de Clermont en 1095 par le Pape Urbain II.
L’auvergnat, à cette époque, est un vigneron, un batteur de blé, un moissonneur.
Cinq églises romanes illustrent cette période : la Basilique d’Orcival, Notre Dame du Port à Clermont-Fd, les églises de St-Nectaire, St-Saturnin et Issoire. Elles sont toutes nées en même temps, au XIIème siècle, et construites sur le même modèle. Seules les dimensions et la pierre de construction changent.
Vers la fin du Moyen-Age, l’Auvergne est décorée de nombreux châteaux construits sur toutes les buttes, les sommets les plus favorables et parfois à des endroits complètement fous ! Beaucoup ont disparu… il n’en reste plus aujourd’hui que le nom ou quelques ruines.
De l’Indépendance à la Couronne Royale
Durant 5 siècles, sous le pouvoir théorique de l’Aquitaine, l’Auvergne est régulièrement envahie par les rois, ducs, comtes et vicomtes venus recruter des soldats. L’Auvergne restera divisée en une multitude de seigneuries civiles ou écclésiastiques.
L’Auvergne deviendra par la suite Bourbonnaise jusqu’en 1238.
La Guerre de 100 ans
L’Auvergne va connaître les années les plus terribles de son histoire. Pour le paysan, il n’existe qu’un seul ennemi : l’homme d’armes, quel que soit son maître.
En 1385, le Duc Louis de Bourbon est chargé par le Roi de reprendre les châteaux pris par les Anglais.
L’Auvergne adhéra fidèlement à l’Empire et s’aligna derrière le pouvoir jusqu’à la 2nde Guerre Mondiale.
L’exploitation des mines progresse… le travail du caoutchouc commence à Clermont-Ferrand, Thiers est la région la plus industrielle d’Auvergne.
Sous le 2nd Empire, le chemin de fer apporte de grands bouleversements. Tandis que la viticulture est concurrencée par celle du Midi de la France, à partir de 1860 Vichy est rendue célèbre par Napoléon III et avec cela le thermalisme.
L’arrivée de l’automobile engendre un grand boum dans l’industrie du caoutchouc à Clermont-Ferrand, notamment avec les usines Michelin. La capitale voit sa population passer de 50 000 habitants en 1900 à 140 000 à la fin du siècle.
La guerre de 14-18 fut pour toute l’Auvergne le plus grand massacre de paysans de toute son histoire.
L’Auvergne d’aujourd’hui reste marquée par son histoire. Ses traditions y sont profondément ancrées même si certaines tendent à disparaître.
Le thermalisme a laissé la place au tourisme vert… l’industrie du pneu n’exerce plus de monopole et de nombreuses entreprises nouvelles se sont installées… le réseau routier s’est largement amélioré et a permis de désenclaver l’Auvergne pour le plus grand bien de tous.
Autrefois, l’Auvergne était une terre plate et aride. Pas un seul pré, pas un seul arbre… des pierres à perte de vue ! Et elle ne portait pas encore le nom qu’on lui connaît aujourd’hui.
Lors d’une promenade, la Fée des Eaux fut navrée de voir toute cette désolation. Elle vit combien les hommes étaient tristes sur cette terre. Elle entreprit de les aider et commença à faire pousser des mousses, des lichens, des fleurs, des arbres… la gaieté revenait dans le coeur des hommes !
MAIS… le Maître des lieux n’était autre que Maître Roupoutou, le Diable ! Agacé par tout se remue ménage et les visages radieux qui illuminaient le visage des hommes, il entra dans une colère noire !!! Il se mit à marteler le sol de coups de talons forts et puissants ! Si forts que la terre d’Auvergne commença à trembler, à se fissurer… pour laisser sortir la colère de Maître Roupoutou sous la forme de flammes, de pierres, de vapeurs et de laves incandescentes.
Tout fut détruit par cette colère… Maître Roupoutou, fier de cette victoire, avait repris le pouvoir sur l’Auvergne, et croyant que la Fée des Eaux avait succombé à sa colère pour le moins fumante, et bien il s’en allat le coeur léger à la conquête d’autres terres.
Pendant des siècles, l’Auvergne ne fut qu’un tas de pierres et de cendres. Mais un jour, la Fée des Eaux fit sa ré-apparition. Sachant que Maître Roupoutou avait d’autres objectifs en tête… elle étendit ses mains au-dessus de l’Auvergne et partout jaillirent des sources pures, des rivières et des lacs d’eaux claires !!! Observant le résultat de son oeuvre, la Fée des eaux remarqua une petite tâche verte au milieu des pierres.
La Fée des Eaux
C’était un arbre ! Un Vergne !
Et elle s’exclama : “Ho ! Vergne !!”
C’est ainsi que, des mains et de la bouche de la Fée des eaux, naquit notre belle terre d’Auvergne ! Une terre où il fait bon vivre et où personne n’a oublié la colère de Maître Roupoutou !!
Si dans les catégories “Nature” et “Traditions” Zoom Terre s’attache à notre patrimoine naturel et culturel, ici vous découvrirez le patrimoine historique et bâti.
Vous découvrirez donc des petits villages, des monuments (églises, châteaux…)… l’histoire des hommes qui les ont fait vivre au fil des âges. L’histoire de chaque région, chaque pays se lit encore dans les vieilles pierres.
Emerveillons-nous devant les exploits architecturaux, les talents artistiques et l’ingéniosité dont le genre humain a su faire preuve.
Les Traditions, Us et Coutumes auraient une forte tendance à disparaître de nos modes de vie… mais disparaissent-elles de nos coeurs ? Nos campagnes et montagnes conservent précieusement et presque jalousement les traditions qui, de nos jours ont déserté nos grandes villes emportées par la vague de la modernité.
Dans cette partie, Zoom Terre mettra un point d’honneur à remettre à l’ordre du jour métiers anciens, folklore, légendes, contes, artisanat local, spécialités culinaires, croyances et dictons populaires…